Captivité

Dès avril 1943, la Stavka (le haut-commandement soviétique) savait que des incorporés de force figuraient dans les régiments allemands. Pourtant, les jeunes Mosellans qui se rendirent furent considérés comme des prisonniers allemands, venus les armes à la main! L'accueil fut loin d'être chaleureux chez les camarades communistes. Celui qui n'avait pas la chance de rencontrer un gradé soviétique était considéré comme un ennemi allemand et de toute façon volé, parfois battu ou pire tué.

En marche vers les camps, les expériences se ressemblaient: épuisements sur les routes, faim, coup de grâce aux moribonds, prisonniers abattus au moindre écart, blessés et traînards éliminés. Le voyage démentiel en train se poursuivait durant des jours sans fin, les plus faibles mouraient sans secours, leurs dépouilles servaient de paravent à l'intrusion du froid glacial dans l'habitacle.

Un archipel de camps de la Carélie à la lointaine Sibérie (des centaines de Lager) dissémina les prisonniers de guerre mosellans. A Sevan, à Mojaisk ou à Vitebsk en Russie, à Tiraspol en Bessarabie, les détenus ont connu aussi  de dures conditions de vie.

Cependant c'est Tambow qui devint le camps de regroupements des Français, le camp 188 se singularisera par son taux de mortalité élevée. 

 




Voici la liste de quelques témoignages :

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