Des Malgré-Nous expédiés en Carélie, dont M. Zitter Rémy, retrouveront en visualisant ces clichés, un contexte analogue qu’ont connu les déplacés lituaniens. Le flottage du bois en impressionnants ballots converge vers les usines de papeterie. Les longs fleuves tranquilles amènent à pied d’œuvre la matière principale. Le danger insidieux d’une perte d’équilibre peut entraîner la mort par noyade, le tas aggloméré de troncs se refermant comme le dalle d’un caveau. Heureusement qu’une corde de survie et une barque traînent dans les parages !


Les captifs installés au bord des rives harponnent les grumes et les ramènent vers la terre ferme. Lorsque le beau temps est de la partie, le travail peut encore paraître supportable. Mais que dire lorsque les éléments déchaînés de la Nature s’en mêlent et mettent en danger l’âpre vie des bateliers de la Volga ?

 


Empruntées
à la photothèque du musée du génocide de Vilnius (Lituanie), les photos reflètent l’ardent travail consenti par les déplacés spéciaux baltes que le régime stalinien avait décidé d’exporter sous d’autres latitudes pour mieux asseoir son autorité sur le pays frère. Une montagne de billots s’agglutine au pied des scieries.

Le bois de chauffe (drowa) alterne avec les grumes destinées à la cellulose, un genre de pâte à papier (balans). Ici des machines halent les troncs vers les scieuses en longs qui les débitent en planches et autres bois d’œuvre. Mais très souvent, ce sont les bras des captifs qui font office de haleuses. Les témoignages recueillis auprès des captifs français relatent cette activité mécanique.

 

 

 



Hommes et femmes attelés à la même besogne travaillent à la filière bois.

 

Deux portefaix tiennent un bard rempli de sciure qui va sans doute servir à alimenter la chaudière actionnant les arbres-moteurs des scies en long et autres grignoteuses ou écorceuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de rescapés, à des degrés divers, ont sans doute connu pareille activité (façonnage des tuiles en bois = schindel, sciage pour confectionner des douves de tonneaux, etc…).

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