Kalfous Raymond+, né le 8 juin 1922

Qualité d’incorporé de force du 28 novembre 1943 au 2 avril 1945, dossier n° 11601 ancien combattant. (Obtention de la Croix du Combattant le 22 mars 1977).

 

1) carte postale (aviso «Grille») datée du 10.12 .1943.

« Meilleurs saluts de la mer Baltique. (Ostsee). Je vous souhaite une bonne santé. Votre fils Raymond. » Il écrit à son père, Herrn Nikolaus Kalfous Pfarrebersweiler Kreis Sankt Avold Post Sengbusch Lothringen Westmark. Absender : Matrose R. Kalfous 4 A. St. K . Leba über Lauenburg in Pommern

2) 31.12 . 1945 « Meilleurs voeux pour la nouvelle année et peu de soucis quant à l’avenir. Le tabac dans les petits paquets est arrivé..... »

 3) Birken am Wege (photo sur carte postale) des bouleaux près du chemin 3.2 .44 . « Vous écris vite quelques lignes. Chère maman, il me manque des enveloppes (Brief Kouverten). Envoie-moi quelques-unes. J’attends impatiemment de vos nouvelles. A de prochaines retrouvailles.... »

 4) Feldpost 30.3 . 1944 « Meilleurs voeux de Kiel. Chère maman, si tu m’envoies un paquet, envoie-le en express, ne mets pas mon numéro matricule dans ce cas. Voici cette adresse : Jugendherberge Laboe Kiel. Avec ce système, vous pouvez m’envoyer autant de choses que vous voulez. Matrose R.K . N° 53812 Kiel Laboe. » Raymond a visité le Caire, a participé au transport des troupes en Libye. Son navire a été coulé.

 

Son naufrage en mer Méditerranée a failli lui coûter la vie. Nageant durant des heures, s’épuisant dans ses habits gorgés d’eau, il a failli rejoindre le royaume de Neptune bien avant l’heure. Ses aventures terrestres l’ont amené également sur le front russe. A plus d’un titre, sa vie de soldat s’apparente à celle de Brun Alphonse de Henriville (voir son récit). Sur le front russe (version de sa femme) : « Raymond a eu les pieds gelés. Sa nourriture était exécrable, il a même mangé des betteraves. Mourant de faim, il a échangé sa belle montre contre du lard.

Il était convoyeur d’une charrette qui a versé dans le fossé, les chevaux s’enfuyant à cause d’une attaque d’avions. Mon mari s’est sauvé dans les lignes russes avec un mouchoir blanc à la main en criant : «franzouski, niemet trilla». Il a subi une fouille en règle, sa chaîne d’or fut arrachée. Par la suite, il a participé avec les Russes à la libération de l’Autriche, avec un fusil non armé. Il est revenu en mai 1945 chez lui en uniforme russe ! »

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